Les soft skills : focus sur le multitasking

Faire plusieurs choses à la fois ? Certains disent qu’ils sont capables de parler le japonais en dansant la javanaise, tout en se pinçant le nez. Et franchement, on a qu’une seule chose à leur dire : M.E.N.T.E.U.R.S ! 😁

Habituellement, c’est à cela que les gens associent la “notion” de multitasking. Dans leur esprit, elle désigne une capacité à faire plusieurs tâches simultanément. Mais il se trouve que le « multitasking » tel que nous l’entendons chez Kirae n’a absolument rien à voir avec cette acception. 

Il y a donc comme un vent de confusion qui règne et la logique commande de faire une petite mise au clair. Que faut-il réellement entendre derrière le mot multitasking et pourquoi est-ce une soft skill tout à fait respectable et très importante à travailler ? 

Ce sont les deux questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article ! 

Déconstruire le mythe du multitasking : quel est le soft skill “multitasking” ?

Avant même de commencer, mettons-nous d’accord. Parce que, clairement, on fourre un peu tout et n’importe quoi dans la valise du multitasking aujourd’hui. 

Non, le multitasking, ce n’est pas être l’Inspecteur Gadget ou la déesse Shiva. Cela n’impose pas de pouvoir passer le sel en jouant à Candy Crush tout en répondant à Patrick, ce fameux client qui arrive toujours avec 1h de retard pour son rendez-vous téléphonique.

En clair, le multitasking ne veut pas dire qu’on est capable de faire plein de tâches simultanément. D’ailleurs, l’être humain est globalament incapable de faire plein de choses en même temps, du moins  efficacement. C’est pourquoi, comme l’exige le code de la route, vous ne sortez jamais votre téléphone au volant. Normalement. 😌

Il existe une petite exception à cette “règle” : lorsque nous associons des activités en “toile de fond” avec des activités de concentration (typiquement, écouter la radio en étendant le linge) – ce qui est assez agréable en passant – le multitasking devient possible.

Mais pour le reste, les sciences cognitives sont très claires sur le sujet et il faut retenir une chose : le cerveau n’est absolument pas conçu pour faire plusieurs choses en même temps

Qu’appelons-nous donc concrètement “multitasking” chez Kirae ?

Voici notre définition de cette aptitude : Être capable de passer d’une tâche à l’autre rapidement en conservant concentration et productivité. 

Arrêtons-nous deux minutes pour éclairer plus en détails cette proposition. 

Le multitasking, c’est savoir passer d’une activité à l’autre, « switcher », en restant performant (pas de baisse de productivité) ou encore savoir changer de tâche rapidement, sans perdre son efficacité.

Le “vrai” multitasking est donc en fait du “task-switching”. 

Pour vous faire un dessin, le multitasker de compet’, c’est Pierre qui peut gérer une réunion de 30 minutes avec son équipe, enchaîner avec un rendez-vous client efficace de 10 minutes et boucler son rapport de réunion dans la foulée, sans transition. Dans ce cas de figure, Pierre est passé du coq à l’âne en quelques instants et a pu revenir au coq sans difficulté pour terminer la première mission. 

En clair, le multitasker en chef est capable de conserver son organisation, sa cohérence, son attention et son efficacité malgré les différentes urgences qui l’assaillent au quotidien et les imprévus qui font partie de la vie (au boulot, comme en dehors). 

La force ultime, c’est d’être en capacité de gérer l’éventail des sollicitations avec endurance, calme et fiabilité. 

Quelques enjeux du multitasking

Dit comme ça, tout le monde peut mieux se reconnaître dans le “multitasking”. Et vous pourriez être tenté de nous répondre : “Mais en fait, votre multitasking là, tout le monde sait y faire”. 

Et bien non. De multiples facteurs empêchent une bonne pratique du multitasking chez bon nombre de gens.

Savoir gérer ses priorités et hiérarchiser ses sollicitations

Être capable de garder son attention sur une tâche, sans être tenté·e de la composer vaguement avec d’autres est une vraie difficulté aujourd’hui. D’ailleurs, de nombreux étudiants pratiquent cela assidûment, avec des résultats assez catastrophiques sur la qualité de la rétention d’information et donc de leur apprentissage. 

Rester complètement concentré.e, même quand l’ennui nous guette, ou que la complexité fatigue, ne pas être tenté.e par l’échappatoire d’une notification sur son portable… Tout cela est un challenge permanent. En somme, pouvoir “alterner” entre différentes tâches aux moments opportuns est une vraie qualité qu’il est très difficile de conserver aujourd’hui. 

En tout cas, ce que chacun peut voir entre les lignes, c’est que le multitasking est directement connecté aux notions de productivité, de gestion du temps et d’organisation. 

Garder son attention sur les choses qui comptent, être en mesure de  hiérarchiser ses tâches et gérer de multiples sources de sollicitations est aujourd’hui, pour beaucoup de métiers, une compétence absolument capitale. Pour un manager, c’est même indispensable.

Être meilleur en multitasking, c’est un peu prévenir le burn-out

S’il ne possède pas la carte multitasker dans son jeu, le travailleur moderne perd des chances d’être efficace au boulot. 

Il aura facilement l’impression de faire des journées pas possibles, risquera le burn-out, manquera de capacité de gestion de son volume de travail et vivra son job plus difficilement. 

La liaison est parfois très visible : être mauvais multitasker peut directement impacter la qualité de vie

Le multitasking : une force d’esprit pour rester “focus”

Le multitasking concerne aussi le fait de rester focus et de ne pas se laisser “corrompre” par le chant des sirènes : votre attention et votre temps sont des denrées très précieuses pour vous. 

Votre capacité à imposer votre rythme et vos priorités est essentielle, et beaucoup de groupes capitalisent d’ailleurs sur des stratégies de captation de votre attention. Pensons ici à Facebook ou encore Google, qui achètent votre temps.

Le volume de tâches à réaliser au quotidien accroît votre charge cognitive ou encore votre “charge mentale”. Rester focus et pouvoir conserver un bon savoir-vivre dans ces conditions est extrêmement difficile. Typiquement, être dérangé régulièrement – en restant courtois, d’humeur constante et toujours disposé à la discussion – est une qualité que peu de personnes possèdent. Il s’agit pourtant d’une compétence transversale essentielle, particulièrement prisée. 

Elle se révèle par une capacité à faire face au faisceau des sollicitations, des responsabilités et des enjeux croisés. Nombreux sont ceux qui perdent trop facilement le fil, happés par le moindre stimulus qui pointe le bout de son nez. 

Pourquoi le multitasking est-elle une compétence redoutable ?

En plus d’être redoutable, la soft skill “multitasking” est complètement décotée. Elle n’est pas toujours estimée à sa juste valeur. 

Dommage, puisqu’il s’agit d’une compétence de plus en plus fondamentale dans un monde du travail en plein bouleversement, secoué par la transition numérique. 

Au global, nous vivons dans une société qui accélère et nous impose un tempo endiablé. Dans ce contexte de sur-sollicitation et de rythme fou, il est essentiel pour chacun de savoir gérer la multiplicité des activités avec calme, justesse et pragmatisme. 

D’une certaine manière, le multitasking est une disposition qui enjoint l’individu à imposer son propre timing et ne pas devenir esclave du rythme social. Il sait gérer ses responsabilités et maîtriser son emploi du temps. 

Il s’agit d’une aptitude intellectuelle, mais aussi spirituelle. Aux yeux des collègues et des partenaires professionnels, elle traduit un sentiment de force, de sérénité et de fiabilité. Elle développe le leadership naturel et la confiance qu’on vous accorde. 

Par extension, le multitasking est une soft skill qui ouvre de nombreuses possibilités en apportant un surcroît de liberté, à la fois dans la vie professionnelle et dans la vie privée !

Comment améliorer son multitasking ?

Passons aux choses sérieuses. Maintenant que vous avez pris conscience de l’importance du multitasking, vous vous demandez sans doute comment devenir meilleur en la matière. 

Nous avons recensé pour vous un certain nombre d’exercices du quotidien – à faire à la maison ou au travail – pour perfectionner votre sens du multitasking. 

Apprendre à segmenter son temps

Limiter ses sessions de travail consiste à s’accorder un temps réduit consacré à des moments de travail en particulier. Segmenter ses réunions (15 min) ou ses phases de travail à haute concentration (méthode Pomodoro, sessions de 25 minutes, interrompues par 5 minutes de pause) permet de segmenter vos activités/interactions et de faire des “switches” efficaces. Les 5 minutes de pause aident à faire la transition en douceur et à vous habituer à changer d’activité. 

Mieux préparer ses journées et s’organiser

Le conseil qui suit est assez basique. Dans tous les pans de votre vie, pouvoir un peu préparer vos journées vous permet également de prévoir des temps particuliers pour des tâches très variées et de vous y tenir. Une bonne organisation dans votre vie améliore indéniablement votre qualité de multitasker.

Rester zen et ouvert à l’imprévu

Si vous devez un peu plus planifier et vous organiser en amont pour vos prochaines journées, ce n’est pas pour faire mécaniquement chacune des tâches prévues à heure fixe. Vous pourriez y arriver quelques fois, mais la plupart du temps, des imprévus vous prendront à la gorge et détruiront votre planification idéale. 

Le tout est donc de planifier en restant ouvert à l’imprévu, en acceptant qu’il existe. Non, vous n’arriverez peut-être pas à boucler votre projet à 14h06. Par contre, vous aurez géré plein de petites urgences essentielles pour décharger vos collègues et optimiser votre jeu collectif. Et ça, ça n’a pas de prix ! Restez zen et indulgent vis-à-vis de vous-mêmes et des autres ! 

Les parents sont des rois du multitasking qui s’ignorent

Changer la couche avec le téléphone qui sonne et l’autre bambin qui pleure… C’est le quotidien infernal de beaucoup de parents ! En étant soumis à ces petites contraintes, les parents développent un deuxième sens qui leur permet peu à peu de s’adapter et de pouvoir passer d’une tâche à l’autre à la vitesse grand V. En même temps, ils n’ont pas le choix. S’occuper d’enfants vous permettra sans aucun doute d’acquérir un niveau de multitasking très élevé ! 

Quels jeux vidéos pour améliorer mon multitasking ?

Chez Kirae, nous considérons que le jeu vidéo est un vecteur essentiel de développement de vos compétences transversales. Le multitasking en est un parfait exemple. Si vous souhaitez devenir un serial multitasker, plein de jeux vous permettent de faire le taf. Globalement les jeux de gestion en temps réel sont un choix très judicieux.

Age of Empire, jeu de stratégie, vous demande de développer votre ville et vos forces militaires. En gérant votre économie (l’apport de ressources etc), vous devez créer une armée assez rapidement pour pouvoir prendre l’ascendant sur vos adversaires. Le « switch » entre différentes est permanent, de quoi bien vous entraîner ! 

Nous pourrions aussi vous parler d’un Starcraft, d’un League of Legends ou encore du (très) exigeant Overcooked

Comment Kirae teste et certifie ton multitasking pour réussir dans le monde professionnel ?

Kirae développe des jeux vidéo qui permettent de développer et certifier des compétences professionnelles (sur CV notamment). 

Le multitasking est au cœur de notre R&D et se travaille en particulier dans l’un des jeux que nous proposons. Alors n’hésitez pas : jouez et allez chercher vos certifications ! 😜

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